23/10/2008

Nouveau roman de Laurent Gaudé: La porte des Enfers

51aPs6xs47L._SL500_AA240_.jpgVoilà une fois n'est pas coutume j'ai essayé de sortir des sentiers battus et de vous faire un petit podcast sur cec roman. C'est loin d'etre parfait sur la prise de son mais on essuye les plâtres hein ;o) Allez je vous laisse en compagnie de ce court podcast qui j'espère vous plaira et vous donnera envie de lire ce superbe roman.

 

Edit 24/10: sur les conseils de Cristian j'ai refait le mixage ;o)


podcast

 

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22:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : roman, podcast, gaudé, laurent, livre

28/08/2008

Mourir oui mais de mort leennnttte !

Je viens de terminer un livre très intéressant mais assez ardu: La puissance d'exister de Michel Onfray. Pour ceux d'entre vous qui ne connaissent pas le personnage, Michel Onfray est un intellectuel philosophe hédoniste. Késaco, me direz vous ? Il définit lui même très bien son appartenance au mouvement hédoniste (vous trouverez ici une ébauche de définition). Il est auteur de très nombreux livres de réflexion philosophique mais également à l'origine de la remise en route de l'Université Populaire.

Celle ci a (originellemment créée à la fin du 19ème siècle) pour but de permettre aux plus grands nombres de suivre un enseignement de qualité: Elle garde du café philosophique l'ouverture destinée à  tous les publics, l'usage critique des savoirs, l'interactivité et la pratique du dialogue comme moyen d'accéder au contenu.

Grosso modo il s'agit de jouir de la Vie sans entrave et avec gourmandise, on ne peut etre que d'accord. Au cours de ce livre il passe en revue de nombreux sujets de la politique à la redéfinition de la philosophie en passant par la Mort. C'est ce chapître qui m'a donné envie de vous faire partager ces écrits.

Un paragraphe m'a marqué et je souhaiterais en parler avec vous, habitués du Mood ou lecteurs d'une heure ou d'un jour. Voilà les deux paragraphes sus-nommé:

De son côté Epitecte distingue entre ce qui dépend de nous (et sur lequel on doit agir) et ce qui n'en dépend pas (et qu'on doit apprendre à aimer): avec cette idée précieuse, on doit pouvoir extrapoler: npous n'avons pas de pouvoir sur la Mort qui en vertu du raisonnement épicurien, reste d'abord et avant tout une idée, une représentation. Agissons donc sur cette représentation: Elle n'est pas encore là, ne lui donnons pas plus que son dû à son heure. Méprisons-la de notre vivant en activant la totalité des forces qui lui résistent: la Vie. Vivons la pleinement, totalement, voluptueusement.

Le matérialisme conduit à la sérénité. La mort suppose l'abolition de l'agencement de ce qui nous permet de jouir ou de souffrir. Rien a craindre donc de la mort. C'est avant qu'elle produise ses effets: en nous terrorisant à l'idée de ce qui nous attend. Mais ne présentifions pas la négativité. Le moment venu suffirabien assez: L'essentiel consiste à ne pas mourir de son vivant donc à mourir vivant - ce quin'est pas le cas d'un certain ombre de personnes mortes depuis bien longtemps pour n'avoir jamaisappris à vivre, donc pour n'avoir jamais vraiment vécu.

 

Voilà moi ca ma interpellé comme dit l'autre (qui ca ? Heu je sais plus :o) ) Et vous ca vous interpelle ? 

 

26/05/2008

La Dette: explications et réponses

Après la première suprise passée dûe à la longueur de vos commentaires et avoir bien lu ceux-ci sur la note précédente je me suis dit qu'il valait mieux écrire une seconde note en m'expliquant davantage et en répondant directement à vos commentaires. pour répondre à Mike rien ne sert de faire l'Autruche car la réalité nous ratrape un peu plus chaque jour :o(. Merci à Nie, Valérie et Olivier ansi que Francois pour leurs encouragements

Après avoir lu cet ouvrage il est difficille de rester insensible à ce que Jean Ziegler n'hésite pas à qualifier de crime contre l'humanité. Tout d'abord essayons d'expliquer davantage le mécanisme de la dette des pays du tiers monde (et autres d'ailleurs). Les économies des pays fragilisés par la famine , les guerres ou la mondialisation éffrénée (Des bananes à bas prix provenant des pays européens se retrouvent vendues moins chers sur les marchés d'Afrique Noire que les productions locales). Pour répondre a Legweak il n'y a pas que des gouvernants corrompus mais aussi certains assiégés de toute part voire ci-dessous ! Sinon concernant ta remarque sur la surpopulation, les estimations sont que l'on aurait de quoi nourrir 12 milliards de personnes sans rien bousculer alors que l'on est que (sic !) 7 milliards, donc si les enfants du tiers monde meurent de faim ou de maladies c'est un crime perpétré par eux en toute connaissance de cause par les multinationales et leurs cosmocrates comme les nomment Jean Ziegler.

Les pays n'ont alors pas d'autre issues que de contracter un emprunt auprès de la Banque mondiale qui en échange leur imposent des dérégulations de leurs marchés et privatisations de leurs entreprises notamment pour l'extraction de ressources naturelles ou d'outils de production. De cette facon les multi nationales gagnent sur les deux tableaux elles peuvent ainsi s'accaparer les ressources naturelles de ces pays sans même avoir a se forcer. Le FMI joue le "bad Cop" et promet le blocus au pays qui envisageraient de refuser de payer leurs dettes. De plus ces dettes qui représentent parfois jusqu'a plusieurs centaines de millions de dollars génèrent des intérêts qui doivent etre réglé en Dollars et non pas en monnaie locale, ce qui vide davantage les caisses des pays concernés. 

Pour répondre à Lefty, souvente fois les gouvernements sont corrompus par ces mêmes multinationales et les laissent faire leur petit business, rapellons nous de la catastrophe de Bophal en Inde ou les résidus de l'Agent orange ont fait des milliers de victimes ! Le commentaire de Doume répond également à ton questionnement parfois il faut accepter d'engraisser les corrompus pour sauver une partie de leur population :o(

Pour répondre à Francois je concois bien qu'un blog de guitare ne soit pas le lieu de crier son indignation et sa révolte, c'est pour cela que j'ai choisi de parler de tout sans m'auto censurer mais je vois que nous sommes d'accord sur beaucoup de points !

Autant dire que dans ces conditions même des pays comme le Brésil pourtant gigantesque ne s'en sort pas, les réformes promises par Lula le président qui représentait l'espoir des "sans terre" et autre pauvres de ce pays gigantesque a dû donner des gages de bonne conduite pour ne pas se retrouver face à un front uni de ces créanciers qui auraient très bien pût précipiter sa chute. Résultat son programme en vue de nourrir les plus pauvre piétine car il doit d'abord redonner confiance a ses créditeurs sous peine de se voir éliminé du jeu :o(

Rappellons quand même que plus de 3000 paysans indiens endettés jusqu'au cou, se sont suicidés car ils ne pouvaient plus payer les semences de Monsanto. Des millions de personnes meurent de faim ou de maladies que l'on pourrait aisément soigner si on s'en donnait la peine ! La réalité est là ne nous voilons pas la face !

Désolé pour la longeur de cette note mais il y aurait tant à écrire je ne peux que vous encourager à lire ce livre de Jean Ziegler (il est sorti en poche et ne coûte que 6 euros) 

11/11/2007

Le Tao du jour !

Tiré du Tao-tôô king de Lao-tseu

 

 

Renom où santé,quel est le plus précieux ?

 

Santé où fortune,quelle est la plus importante ?

 

A gagner l'un en perdant l'autre: Où est le pire ?

 

Qui aime trop le renom doit le payer trop cher

Qui trop amasse subit de lourdes pertes. 

 

Qui de peu se contente,évite toute insulte.

Qui sait se réfréner prévient els catastrophes.

c'est ainsi qu'on peut vivre longtemps.

 

 

En ces temps de croissance obligatoire et de consommation éffrénée (je n'y échappe pas d'ailleurs), peut etre serait il bon de relire ces préceptes de vie ?  Qu'est ce que vous en pensez ?

12/09/2007

Le Boogie des rêves perdus

Je viens de finir un nouveau roman de James Lee Burke, après Purple Cane road, j'ai terminé Le boogie des rêves perdus. Ce roman est le tout premier (il en a écrit plus de 25) écrit par James Lee Burke auteur américain né au Texas en 1936. Il a travaillé comme ouvrier dans les puits de pétrole mais également comme journaliste et comme professeur d'anglais et même comme éducateur de rues à Los Angeles. Depuis cet auteur s'est illustré avec une série de romans policiers mettant en lumière l'inspecteur Dave Robichaux (comme un certain chanteur de Louisiane).
 
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Ce premier roman n'est certes pas dans la veine policière, mais il contient nombre d'éléments qui peupleront par la suite la littérature de J.L burke. A savoir les loosers, la déveine, la musique des USA (le blues, la country le jazz etc...) et puis un grand talent pour décortiquer les personnages et leur donner de l'épaisseur avec de superbes descriptions des paysages sauvages de l'Amérique.
 
Ce roman présente Iry Paret musicen louisianais en passe d'etre libéré de la tristement célèbre pénitencier d'Angola (Aaron Neville des Nevilles brothers y a séjourné). Iry va retrouver à sa sortie un de ces amis ex taulard tout comme lui Buddy Riordan pianiste jazz de talent mais junkie compulsionnel. Sa liberté retrouvé va mener Iry dans le Montana après le décès de son père......
 
J'ai énormément aimé ce livre ! Tout d'abord parce qu'il contient une bonne dose de cette Amérique des grands espaces qui m'a fait rêver enfant, mais également parce qu'il est sans concession pour les personnages embringués par leurs Kharmas, leurs choix apparents ou leur poisse tenace. Au passage on se prend a relever l'amour de l'auteur pour la musique populaire des USA ainsi que les superbes paysages de ce beau pays. le livre est paru dans l'excellente collection de poche  Rivages/Noir disponibles presque partout pour environ 8 euros.
 

28/08/2007

Une bouffée d'humour

Ou apprend t'on la pseudo origine du logo d'Apple ? Une pomme croquée censée représenter celle avec laquelle c'est suicidé Alan Turing décrypteur génial du code Enigma et Père spirituel du premier ordinateur ! Ou on apprend nombre de recettes plus ou moins terrifiantes pour quitter ce monde sans regret ? Et bien dans le dernier roman de Jean Teulé (ancien chroniqueur TV) Le magasin des Suicides.

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Un petit résumé succint ? Tout allait pour le pire dans le plus horrible des mondes pour la famille Tuvache, héritière d'une longue tradition dans le négoce des suicides. Leur devise "Vous avez raté votre vie ? Avec nous vous réussirez votre mort !" Et puis patatrac tout se détraque lorsque Alan, le troisième membre de leur progéniture (né à la suite du test d'un préservatif troué destiné aux clients voulant mourir par maladies sexuellement transmissibles) voit le jour !

 

Depuis cet instant la vie bien tranquille de cette famille atypique dévouée à la disparition de leurs congénères devient peu à peu un mal de têtes permanent ! Une bonne grosse dose d'humour noir sous une plume acérée et des bons mots à la pelle Bref un roman rafraichissant a déconseiller néanmoins aux dépressifs chroniques (Aurais je vraiment dû le lire ?) 

26/05/2007

Lire oui ! tiens bien sûr, mais pourquoi ?

Cet après midi en profitant d'une belle journée ensoleillée, j'ai fait le tour des bouquinistes sur la place de la réunion chez nous. J'ai fureté d'étal en étal et j'ai trouvé un livre de Daniel Pennac que je n'avais pas encore: Comme un roman. C'est curieux comme titre non ? En fait ce roman atypique parle avant tout du goût de la lecture et de comment cela prend naissance.
 
Celà m'a amené à me demander ce qui me pousse depuis queques années à dévorer des romans de tout genre: Science fiction, polards, nouvelles et autres. J'ai commencé par la Saga des Malaussène de Daniel Pennac en en lisant un tome avant de complètement m'immerger dans cet univers; Peut être tout simplement parce que sa description du quartier de Bellevile à PAris m'a renvoyé à mon enfance. oui je suis un parisien de naissance, né à deux pas de la Butte Montmarte.
 
Pennac a ce talent fabuleux qui permet d'évoquer un quartier et ses particularitées, il me renvoie a mes jeunes années passées a user mes fonds de culotte sur les pentes de la Butte, les épiciers, l''odeur du pain fraîchement cuit, le sourire de la petite fille de la boulangère dont j'avais le béguin, les effluves de l'eau de cologne à la violette que le coiffeur n'oubliait pas de me dispenser après ma coupe de cheveux et tant d'autres choses encore .......
 
Je suis devenu alors un boulimique de lecture avec Pennac puis les romans S.F tout d'abord Dune de Frank Herbert ou la saga d'Hyperion de Dan Simmons, les polards de James Lee Burke, les étranges et dérangeants romans d'Amélie Nothomb et des livres docu sur le Jazz, le blues etc.... En fait étant jeune je lisais mais surtout la série du Club des 5 et quelques romans d'adolescents mais rien de vraiment inoubliable excepté les livres de vulgarisation scientifique de Jean Rostand qui n'ont pas été pour rien dans ma vocation de scientifique.
 
Ah que ferais je sans la lecture ? c'est un tel complément à la musique et on s'immerge complètement dans ces autres vies dans ces fenêtres ouvertes vers l'ailleurs comme les B.D Corto Maltese de Hugo Pratt que je dévore avec délice.
 
Et vous alors ? Vous lisez quoi ? Est ce que ca vous embarque ailleurs ? 

09/03/2007

Le Caméléon

Voilà un bon moment que je ne vous avais pas parlé bouquin ;o). Mon petit dernier lu à l'occasion de ma grosse grippe c'est le Caméléon d'Andreï Kourkov. Si vous avec bonne mémoire vous vous rappellez sans doute que je vous ai déjà parlé de cet auteur à l'occasion de deux livres que j'avais dévoré a savoir Le Pingouin et sa suite.  Pour découvrir plus avant cet auteur je vous renvoie a la page qui lui est consacré ici


medium_cameleon.jpgLe Caméléon est sorti en 2001 et nous livre une histoire atypique qui commence comme une chasse au trésor et qui termine en histoire d'espionnage sur fond de liberté et d'esprit Ukrainien bizzaremment imprégné d'odeur de canelle.Nikolaï Sotnikov, le héros malgré lui se retrouve au cours de cette histoire mélé a un traffic de drogue, un assassinat politique et un devoir national sous l'égide des services secrets. Ce road movie a travers plusieurs pays de l'ex URSS est le prétexte a des portraits des différentes nationalitées composant cet échiquier a présent éclaté de l'ancienne gloire communiste. Comme toujours dans ces romans les personnages sont très attachants et les rebondissemments nombreux.

Bref un excellent roman que je vous conseille chaleureusement ! Pour le commander sur Amazon.fr

11/03/2006

Lectures en vrac

Je viens de terminer un thriller de Rupert Holmes "La vérité du mensonge" qui se déroule dans le microcosme du show business américain. Ce roman est inspiré de la vie des deux stars Jerry Lewis et Dean Martin qui constituait un duo comique / chanteur de charme imparable. Le postulat de départ : une journaliste est mandatée pour écrire une autobiographie d'un des membres du duo a présent séparé. Elle va petit à petit essayer de dévider l'écheveau de leurs relations et de la mystérieuse mort d'une jeune barmaid, vue pour la dernière fois avec le duo avant sa mort !
 
Bon roman bien foutu avec une bonne énigme et pas mal de fausse pistes, merci à Danielle (ma grande soeur) pour cette chouette découverte !
 
Je suis désormais en train de lire "La perle" de john Steinbeck et de finir l'excellent livre sur James Brown dont j'ai déjà dit beaucoup de bien dans ce blog !
 
A venir deux romans de Paul Auster (La chambre dérobée et la musique du hasard) ainsi que "Insecte" de Claire Castillon et "Cloner le Christ" de Didier Cauwelaert, après c'est promis je vais relire la saga des Malaussène et vous faire une petite note pour expliquer pourquoi j'adore autant ces bouquins !

21:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : Littérature

17/12/2005

Le leg a ses enfants: Bonheur ou malédiction ?

Je viens de terminer un excellent roman que je vous conseille, il s'agit de "La mort du roi Tsongor" écrit par Laurent Gaudé aux éditions Babel. ce roman qui se déroule dans une antiquité imaginaire met en scène la mort d'un roi obsédé par sa soif de réussite et confronté à son échec à l'heure du mariage de sa seule et unique fille.

Malgré tout son pouvoir le Roi Tsongor ce retrouve contraint de se donner la Mort pour, pense t-il sauver son royaume, malheureusement il n'en sera rien et la guerre va dévorer peu à peu la ville de Massaba.

medium_tsongor.3.jpgCe roman très bien écrit met en lumière le dilemme de l'existence des parents et de leur désir de léguer à leurs enfants, la promesse d'un avenir souriant et plein de richesses.


Déjà que nous léguons à nos enfants une planète exsangue et déchirée par les guerres, les famines, les guerres et les exploitations forcenées. Qu'en est il de l'héritage de nos enfants ?

En voyant Kévin devenir un adulte je me demande si j'ai fait ce qu'il fallait, pas simple de trouver une réponse ! En attendant je vous invite à lire ce roman de 204 pages passionnant, plein de questions et de réflexions pertinentes.

22:25 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : livre, tsongor, legs, enfants, avenir