11/11/2009
L'élégance du Hérisson
Voilà une petite tranche de vie (de lecture au moins) vient de s'achever avec la fin de ce merveilleux roman de Muriel Barbery. Un livre attachant qui démarre doucement en nous amenant à faire connaissance avec les deux personnages principaux: Paloma et Renée. Rien ne peut à priori séparer autant ces deux personnes: Paloma est une enfant de 12ans issu d'une famille bougeoise et Renée est une femme de 54ans et concierge de l'immeuble. Un point de départ et un regard sur l'existence des plus curieux, petit à petit au travers de l'historique de ces deux caractères on s'apercoit qu'elles ne sont pas si dissemblable.
Les descriptions du petit théatre d'un immeuble bourgeois est parfaitement rendu et les personnages annexes bien mis en valeur et finement analysé tour à tour: Manuela (l'ami de Renée), Les bourgeoises, Jean Arthus le fils déchû, Colombe (la soeur aînée de Paloma), les animaux de la maisonnée et surtout Mr Ozu l'énigmatique nouvel habitant du 7 rue de Grenelle.
A la lecture de cet opus on se sent tour à tour amusé, intrigué et puis surtout touché ! Touché au coeur parce que les personnages y sont profondémment humains avec leurs cicatrices et leur rêves les plus secrets. La littérature a celà de magique c'est qu'elle peut tout à la fois illustrer le rêve et le réel, on se retrouve en partie dans le cheminement des protagonistes du récit et on entre en empathie avec eux.
J'ai pas mal souri, ri parfois et pluis pleuré à chaudes larmes et ca fait un bien fou ! Merci Muriel de ce petit bout de vie que vous nous avez offert !
Roman sorti aux NRF, 355 pages, 20€
14:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : muriel, barbery, hérisson, élégance, roman, tendre, touchant
19/10/2009
La lecture sur écran un pas en avant ?
Amazon qui cherche donc a etre sur tous les fronts après les CD et les DVD mais également les livres en support physique, passe à l'étape suivante. A l'instar de Google et de son projet désormais bien avancé de numérisation des livres, Amazon introduit sur le marché Kindle son livre électronique. Autrement dit cet instrument digne de notre 21eme siècle vous propose de lire sur son écran numérique (600 × 800 pixels) les ouvrages que vous aurez téléchargés depuis leur site marchand.
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L'engin qui a les dimensions d'un livre classique (19,1 cm × 13,5 cm) mais pèse quand même ses 300grammes s'avèrent à la fois un livre electronique mais également un terminal d'achat en ligne et de téléchargement. L'accès à certains Blogs de littérature sont également prévus. Sa capacité est d'environ 200 livres et son autonomie de 7 jours.
L'engin est quand même vendu au prix prohibitif de 399 dollars aux etats Unis (combien en Europe ?). les ouvrages disponibles eux sont pour l'heure uniquement en anglais et au prix unitaire de 9,99$.
Alors vous ca vous tente ? Moi je suis très "old fashionned" et j'avoue que le papier me manquerai et uis trimballez 300grammes dans son sac ou ses poche c'est pas très simple, sans compter le risque de se faire dérober l'engin. Alors vous en pensez quoi ?
Etes vous attaché au support physique du livre ou bien seriez vous tenté de passer au tout digital ?
Pour en savoir plus
Les explications sur Wikipédia
11:53 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : google, livre, kindle, electronique, écran, littérature, roman
27/04/2009
Littérature et Bukowski
Depuis quelques semaines grâce notamment à ma convalescence, je me passione pour l'écrivain américain Charles Bukowski. Suite à la diffusion d'un excellent documentaire sur sa vie, j'ai décidé d'acheter un de ses romans. Incroyable comme on peut découvrir de nouvelles choses lorque l'on est à la maison durant la semaine ;o)
Je ne suis pas d'une grande culture mais je suis assoiffé de connaissances, peut etre un déficit de lecture lors de mes années d'adolescence. En tous cas à chaque fois que je pénètre dans une librairie (comme NJ) je ressens une émotion particulière. Pas tellement le besoin irrépressible d'acheter un livre (quoique!) mais plutôt une espèce de désespérance de ne pas pouvoir tout lire :o)
Il y a tellement de livres fascinants, mais bref revenons au sujet du jour Charles Bukowski et son premier roman "Postman" traduit en francais sous le titre "le Postier". Auteur américain associé à la Beat Generation, il es arrivé aux USA à l'âge de 2ans né d'une famille allemande il passe une enfance et une adolescence douloureuse à cause des mauvais traitements infligés par son père et une acné terrible qui le mortifie. Il se découvre à 10ans une vocation ou plutôt l'évidence d'etre écrivain suite ä la lecture d'une de ses rédactions (imaginés pour l'occasion) devant la classe entière. Auteur de poésies et de nombreux romans et nouvelles.,Il découvre l'alcoolisme assez tôt et entre en rebellion contre son père à l'âge de 16ans après ules réprimandes et tabassages de son père auquel il répond pour la première fois.
Tenaillé par son désir d'écrire et influencé par les écrivains de la Beat generation (Ginsberg, Kerouac...) mais également par Céline, Bukowski accumulent les écrits sans malheureusement réussir à etre publié. Ses romans mettent en scène plusieurs alter ego dont le plus connu est Henry Chinaski: La vie de l'écrivain se partage entre une chambre d'hôtel minable et la boisson parsemé ca et là de rencontre avec des femmes toutes aussi amochées par la vie que lui. Pour subsister il entre comme suppléant à la Poste américaine à l'age de 32ans pour pense t'il peu de temps mais y restera 3 ans. Ce n'est qu'en 1969 qu'il connaitra un premier succès grâce à son recueil de nouvelles "Journal d'un vieux dégueulasse" tiré à 20.000exemplaires. Grâce à ce premier succès il quittera la Poste et se mettera à la rédaction de son premier roman "Postman". Dès sa sortie les 2.000 livres édités partiront rapidement.
Ce roman met en scène de facon en partie autobiographique le quotidien de son alter ego au sein des services de la Poste. On y découvre un univers de travailleurs amochés et brimés par des chefaillons retors, Chinaski partage son temps entre les courses de chevaux, les femmes, l'alcool et le boulot éreintant de distribution du courrier 12 heures durant. Son écriture est intense et on plonge avec lui dans cet univers de déshérance et d'existence dificilles entre boulot exténuant, salaire de misère et alcoolisme. Je l'ai vraiment dévoré rapidement et je me suis attaché à ce personnage déjanté mais tellement humain. Je suis d'ailleurs en train de lire deux autres livres de Bukowski: un recueil de nouvelles "Au sud de nulle part" et un polar ( publié en 1994) "Pulp".
12:08 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : charles, bukowski, postman, roman, amérique, autobiographie, amour, livres, littérature
07/01/2009
Bel adage de Paul Auster
En ce moment je relis Tombouctou un excellent roman de Paul Auster auteur New Yorkais que j'aime beaucoup. Ce roman se déroule pour nous au travers des yeux d'un chien Mr Bones, parlant de son maître Willy, devenu par la force des evènements un clochard.
Au détour de ces pages j'ai découvert cette phrase que j'aimerais vous soumettre, moi elle me parle, et vous ?
On peut faire ca avec un grille pain, on peut le faire avec un poème, on peut le faire en tendant la main à un inconnu. Peu importe la forme que ca prend. Laisser le monde un peu meilleur qu'on ne l'a trouvé. C'est ce qu'un homme peut faire de mieux !
13:34 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : tombouctou, paul, auster, roman, adage
23/10/2008
Nouveau roman de Laurent Gaudé: La porte des Enfers
Voilà une fois n'est pas coutume j'ai essayé de sortir des sentiers battus et de vous faire un petit podcast sur cec roman. C'est loin d'etre parfait sur la prise de son mais on essuye les plâtres hein ;o) Allez je vous laisse en compagnie de ce court podcast qui j'espère vous plaira et vous donnera envie de lire ce superbe roman.
Edit 24/10: sur les conseils de Cristian j'ai refait le mixage ;o)
22:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : roman, podcast, gaudé, laurent, livre
28/08/2008
Mourir oui mais de mort leennnttte !
Je viens de terminer un livre très intéressant mais assez ardu: La puissance d'exister de Michel Onfray. Pour ceux d'entre vous qui ne connaissent pas le personnage, Michel Onfray est un intellectuel philosophe hédoniste. Késaco, me direz vous ? Il définit lui même très bien son appartenance au mouvement hédoniste (vous trouverez ici une ébauche de définition). Il est auteur de très nombreux livres de réflexion philosophique mais également à l'origine de la remise en route de l'Université Populaire.
Celle ci a (originellemment créée à la fin du 19ème siècle) pour but de permettre aux plus grands nombres de suivre un enseignement de qualité: Elle garde du café philosophique l'ouverture destinée à tous les publics, l'usage critique des savoirs, l'interactivité et la pratique du dialogue comme moyen d'accéder au contenu.
Grosso modo il s'agit de jouir de la Vie sans entrave et avec gourmandise, on ne peut etre que d'accord. Au cours de ce livre il passe en revue de nombreux sujets de la politique à la redéfinition de la philosophie en passant par la Mort. C'est ce chapître qui m'a donné envie de vous faire partager ces écrits.
Un paragraphe m'a marqué et je souhaiterais en parler avec vous, habitués du Mood ou lecteurs d'une heure ou d'un jour. Voilà les deux paragraphes sus-nommé:
De son côté Epitecte distingue entre ce qui dépend de nous (et sur lequel on doit agir) et ce qui n'en dépend pas (et qu'on doit apprendre à aimer): avec cette idée précieuse, on doit pouvoir extrapoler: npous n'avons pas de pouvoir sur la Mort qui en vertu du raisonnement épicurien, reste d'abord et avant tout une idée, une représentation. Agissons donc sur cette représentation: Elle n'est pas encore là, ne lui donnons pas plus que son dû à son heure. Méprisons-la de notre vivant en activant la totalité des forces qui lui résistent: la Vie. Vivons la pleinement, totalement, voluptueusement.
Le matérialisme conduit à la sérénité. La mort suppose l'abolition de l'agencement de ce qui nous permet de jouir ou de souffrir. Rien a craindre donc de la mort. C'est avant qu'elle produise ses effets: en nous terrorisant à l'idée de ce qui nous attend. Mais ne présentifions pas la négativité. Le moment venu suffirabien assez: L'essentiel consiste à ne pas mourir de son vivant donc à mourir vivant - ce quin'est pas le cas d'un certain ombre de personnes mortes depuis bien longtemps pour n'avoir jamaisappris à vivre, donc pour n'avoir jamais vraiment vécu.
Voilà moi ca ma interpellé comme dit l'autre (qui ca ? Heu je sais plus :o) ) Et vous ca vous interpelle ?
14:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : hédonisme, onfray, philosophie, université, populaire, mort, résistance
26/05/2008
La Dette: explications et réponses
Après la première suprise passée dûe à la longueur de vos commentaires et avoir bien lu ceux-ci sur la note précédente je me suis dit qu'il valait mieux écrire une seconde note en m'expliquant davantage et en répondant directement à vos commentaires. pour répondre à Mike rien ne sert de faire l'Autruche car la réalité nous ratrape un peu plus chaque jour :o(. Merci à Nie, Valérie et Olivier ansi que Francois pour leurs encouragements
Après avoir lu cet ouvrage il est difficille de rester insensible à ce que Jean Ziegler n'hésite pas à qualifier de crime contre l'humanité. Tout d'abord essayons d'expliquer davantage le mécanisme de la dette des pays du tiers monde (et autres d'ailleurs). Les économies des pays fragilisés par la famine , les guerres ou la mondialisation éffrénée (Des bananes à bas prix provenant des pays européens se retrouvent vendues moins chers sur les marchés d'Afrique Noire que les productions locales). Pour répondre a Legweak il n'y a pas que des gouvernants corrompus mais aussi certains assiégés de toute part voire ci-dessous ! Sinon concernant ta remarque sur la surpopulation, les estimations sont que l'on aurait de quoi nourrir 12 milliards de personnes sans rien bousculer alors que l'on est que (sic !) 7 milliards, donc si les enfants du tiers monde meurent de faim ou de maladies c'est un crime perpétré par eux en toute connaissance de cause par les multinationales et leurs cosmocrates comme les nomment Jean Ziegler.
Les pays n'ont alors pas d'autre issues que de contracter un emprunt auprès de la Banque mondiale qui en échange leur imposent des dérégulations de leurs marchés et privatisations de leurs entreprises notamment pour l'extraction de ressources naturelles ou d'outils de production. De cette facon les multi nationales gagnent sur les deux tableaux elles peuvent ainsi s'accaparer les ressources naturelles de ces pays sans même avoir a se forcer. Le FMI joue le "bad Cop" et promet le blocus au pays qui envisageraient de refuser de payer leurs dettes. De plus ces dettes qui représentent parfois jusqu'a plusieurs centaines de millions de dollars génèrent des intérêts qui doivent etre réglé en Dollars et non pas en monnaie locale, ce qui vide davantage les caisses des pays concernés.
Pour répondre à Lefty, souvente fois les gouvernements sont corrompus par ces mêmes multinationales et les laissent faire leur petit business, rapellons nous de la catastrophe de Bophal en Inde ou les résidus de l'Agent orange ont fait des milliers de victimes ! Le commentaire de Doume répond également à ton questionnement parfois il faut accepter d'engraisser les corrompus pour sauver une partie de leur population :o(
Pour répondre à Francois je concois bien qu'un blog de guitare ne soit pas le lieu de crier son indignation et sa révolte, c'est pour cela que j'ai choisi de parler de tout sans m'auto censurer mais je vois que nous sommes d'accord sur beaucoup de points !
Autant dire que dans ces conditions même des pays comme le Brésil pourtant gigantesque ne s'en sort pas, les réformes promises par Lula le président qui représentait l'espoir des "sans terre" et autre pauvres de ce pays gigantesque a dû donner des gages de bonne conduite pour ne pas se retrouver face à un front uni de ces créanciers qui auraient très bien pût précipiter sa chute. Résultat son programme en vue de nourrir les plus pauvre piétine car il doit d'abord redonner confiance a ses créditeurs sous peine de se voir éliminé du jeu :o(
Rappellons quand même que plus de 3000 paysans indiens endettés jusqu'au cou, se sont suicidés car ils ne pouvaient plus payer les semences de Monsanto. Des millions de personnes meurent de faim ou de maladies que l'on pourrait aisément soigner si on s'en donnait la peine ! La réalité est là ne nous voilons pas la face !
Désolé pour la longeur de cette note mais il y aurait tant à écrire je ne peux que vous encourager à lire ce livre de Jean Ziegler (il est sorti en poche et ne coûte que 6 euros)
14:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : dette, FMI, honte, abolition, Ziegler, jean, empire
11/11/2007
Le Tao du jour !
Tiré du Tao-tôô king de Lao-tseu
Qui aime trop le renom doit le payer trop cher
Qui trop amasse subit de lourdes pertes.
Qui de peu se contente,évite toute insulte.
Qui sait se réfréner prévient els catastrophes.
c'est ainsi qu'on peut vivre longtemps.
14:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : Tao, Lao-tseu, précepte, croissance, consommation
12/09/2007
Le Boogie des rêves perdus
15:32 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : james lee burke, broken dream boogie, roman, louisiane, rêves perdus, montana
28/08/2007
Une bouffée d'humour
Ou apprend t'on la pseudo origine du logo d'Apple ? Une pomme croquée censée représenter celle avec laquelle c'est suicidé Alan Turing décrypteur génial du code Enigma et Père spirituel du premier ordinateur ! Ou on apprend nombre de recettes plus ou moins terrifiantes pour quitter ce monde sans regret ? Et bien dans le dernier roman de Jean Teulé (ancien chroniqueur TV) Le magasin des Suicides.
Un petit résumé succint ? Tout allait pour le pire dans le plus horrible des mondes pour la famille Tuvache, héritière d'une longue tradition dans le négoce des suicides. Leur devise "Vous avez raté votre vie ? Avec nous vous réussirez votre mort !" Et puis patatrac tout se détraque lorsque Alan, le troisième membre de leur progéniture (né à la suite du test d'un préservatif troué destiné aux clients voulant mourir par maladies sexuellement transmissibles) voit le jour !
Depuis cet instant la vie bien tranquille de cette famille atypique dévouée à la disparition de leurs congénères devient peu à peu un mal de têtes permanent ! Une bonne grosse dose d'humour noir sous une plume acérée et des bons mots à la pelle Bref un roman rafraichissant a déconseiller néanmoins aux dépressifs chroniques (Aurais je vraiment dû le lire ?)
13:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : jean teulé, suicide, boutique, roman, humour noir













